Furie des retrouvailles

Onze jours déjà que “Gros Nounours” prolonge sa virée à L.A. avec ses buddies poilus et ses barbies imberbes, enfermés nuits et jours dans la moiteur du port au son des cargos geignants et des grues grinçantes, à l’affut des douaniers indigènes avides de drogue et d’alcool.

Le retour au bercail s’annonce cinglant. A peine sortis du camion qu’ils subiront des étreintes épileptiques d’enfants en détresse.  Le trampoline piétiné avec furie. Les skateboards et trottinettes dévalant avec effroi les pentes de Berkeley Hills. Les marionnettes et masques pendus aux quatre coins de la maison. Les enceintes crachant tous les watts perdus lors du voyage. Les couteaux tranchant des chairs bovines ou saumoneuses. Les verres de vin noyés dans le raisin californien.

Quelques jours encore…

Une réponse à “Furie des retrouvailles

  1. Dans ” furie des retrouvailles ” une fois qu’on a compris qu’il s’agit du container bloqué dans le port de L.A, le texte devient beaucoup plus lumineux mais toujours aussi brillant !!!

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