Balade a Tilden Park

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Une des raisons de s’installer à Berkeley plutôt qu’à San Francisco, c’était aussi la proximité avec la nature ; pour les campagnards que nous sommes, c’était non négociable. On a bien fait une virée à la plage, y’a quelques semaines, mais on avait plus passé notre temps à discuter avec des amis que marcher au bon air. On a comblé cette hérésie y’a quelques jours.

Direction Tilden Park, un parc à moins de 10 min de voiture de chez nous, en montant le flanc montagneux qui borde Berkeley sur la partie Est.

Tilden ParkJournée sans surprise niveau temps, toujours grand ciel bleu (c’était le 8 Novembre, là on commence à avoir des temps nuageux voire pluvieux). On part en fin de matinée avec des sac à dos légers, pique-nique pour le midi, petit pull de secours, indispensable dans la Baie. On arrive au parking, quasi plein, on se doutait qu’on serait pas les seuls à profiter des derniers jours chauds de l’automne.

On commence par un petit tour à “Little Farm” pour les enfants. Plus un zoo qu’une ferme pour les gosses des villes qui ne voient des poulets qu’à poil les 4 fers en l’air dans leur assiette. Poules, canards, oies, moutons, vaches, cochons, chèvres, à qui les enfants apportent de la salade. Ça reste des animaux en cage, mais les enfants s’amusent. Pas moi, qui me suis rendu compte que cette foutue cervelle mono-neuronale rouillée qui me sert de centre de contrôle a oublié l’appareil photo à la maison.

IMG_20141108_143943On a repéré plusieurs sentiers qui permettent de faire des boucles de 2-4h. On part sur un chemin large pour piétons et cyclistes. On s’arrête rapidement au bord d’un étang façon Sologne. Ils appellent ça un Lake, soit. En tout cas le lieu est vraiment chouette. Avec un sentier sur pilotis sur plusieurs centaines de mètres, magnifique. Puis on attaque un autre sentier qui s’engouffre dans une forêt d’eucalyptus. Plus personne en vue, odeurs et sons façon jungle tropicale. Dépaysement total. L’eucalyptus, j’en voyais pas tous les jours jusque là. C’est vraiment magnifique, entre les couleurs, l’écorce, la forme torsadée, les graines, les odeurs, la taille immense.

Négociations serrées avec la râleuse de la famille (la petite) pour limiter l’utilisation du vieux comme mulet, on continue a monter le petit sentier au milieu de la forêt. Puis on change tout d’un coup de paysage. Collines arides, façon steppe. Chaleur inattendue. A mi-hauteur on s’arrête pour une pause pique-nique avec une vue superbe qui fige un San Francisco et une Baie dans un calme assez sidérant.

Chaque virage de la montée montre une vue de plus en plus belle. Et des signes d’agacement de moins en moins contrôlés de l’autre trouduc qui a oublié son appareil photo. Bon, ça me fait jouer avec les panoramiques de mon portable.

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Au sommet, on a une vue à 360, magistrale. Toute la Baie et ses 3 ponts, et la partie intérieure de l’East Bay, avec ses lacs et collines arides.

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On redescend, on passe dans un endroit étrange, un mémorial du Rotary Club où est planté un arbre par année en l’honneur d’une célébrité qui a oeuvré pour la paix, genre Mère Térésa ou Georges Bush (sic). Bizarrement j’ai eu une envie soudaine de pisser de la soude caustique, mais j’ai pas trouvé son arbre à çui-là.

Puis on s’engouffre dans une nouvelle partie de la forêt encore assez différente, plus proche de ce qu’on peut avoir en France. On voit passer des lapins et des perdrix. Avant de retourner au milieu des eucalyptus et de retrouver nos amis les bêtes à la ferme. 3h de marche, c’est pas mal pour les enfants. Ils remplissent la voiture des bâtons magiques qu’ils ont accumulés.

Pause goûter et réconfort à l’Espresso Roma en face du Monterey Market, avec ses délicieux jus de pastèques et sa terrasse ombragée qui fait penser à un coin d’Italie. Un écureuil vient négocier des bouts de cookies des enfants. Ils ont beau en voir partout sur Berkeley, y compris à la maison, ils sont toujours fascinés par ces bêtes, sauvages, elles. Les parents aussi. Fascinés, je veux dire. OK sauvage aussi le barbu.

 

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