Driver on the storm

Ca fait quelques jours qu’on nous annonce l’Apocalypse sur la Baie. Après 3 mois de ciel bleu et 3 grosses années de sécheresse, on a régulièrement ces dernières semaines quelques nuages et quelques gouttes. Bon, toujours avec une température de 18-20 C°.

Mais là les journaux annonçaient une tempête venant du Pacifique sur la Californie. La plus grosse depuis 5 ans. Avec tempête de neige au nord, vents violents et pluie torrentielles ici. Et risque de glissements de terrain qui réjouit guère les troglodytes que nous sommes dans notre maison qui épouse déjà bien la pente.

Gros titres des médias tous ces derniers jours, écoles fermées ce jeudi et beaucoup de boites qui demandent à leurs employés de rester à la maison.

Brrr.

Et c’est ce jour que j’ai choisi y’a 3 semaines pour passer mon permis de conduire.

Facepalm

Après une nuit tourmentée par des vents qui montent en puissance, me v’là parti pour le DMV, le centre pour passer le permis de conduire. Je prévois large et je fais bien. La pluie est impressionnante, mais pas monstrueuse non plus. Les vents sont limités a 60-70 km/h. Pourtant, les rues sont jonchées de branches et traversées par les torrents qui déferlent du haut de la colline ; à certains endroits, elles sont impraticable à cause de bouches d’égouts qui se transforment en geysers.

La pluie est tellement peu courante ici que rien ne semble prévu pour.

J’arrive au DMV, désert par rapport au mois dernier quand j’ai passé le code. L’examen dure 20 minutes. Le mec prend son temps pour vérifier l’état de la caisse avant de monter, on le comprend. Car ici tu passes l’examen avec ta propre voiture. Et la seule condition préalable est que tu aies passé ton code avant. Tu le passes pas les doigts dans le nez, mais c’est pas un niveau prépa non plus. Et ça te donne un permis de conduire temporaire. Notre bonne blague du permis reçu dans une pochette surprise doit pas trop marcher ici.

Je résiste à mon envie provocante de lui raconter la première fois que j’ai conduit une voiture en France et que j’ai eu un accident avec mon instructeur. Ca je le dis à mes passagers que quand j’ai pas envie de conduire. Ou de les conduire.

L’examen de conduite est cool car on reste en bas de la colline où les routes sont plus praticables. Ca doit durer 10 minutes à faire le bon élève à marquer les stops et mâter ses rétroviseurs. Ici, la manoeuvre consiste à faire une marche-arrière en longeant le trottoir. Le truc mis en avant ici, c’est de montrer qu’on conduit sagement. Pas de pièges comme nos tordus d’inspecteurs français peuvent en proposer. En même temps ça rassure pas sur le niveau de conduite général.

La conduite est vachement reposante ici. Déjà, y’a la voiture automatique qui fait passer pour des retardés pervers tous ceux qui tripotent leur boite manuelle. Les limites de vitesse sont plus basses (40 km/h en ville, 104 km/h sur autoroute), y’a plein de stops qui remplacent les priorités à droites, et surtout y’a plein de piétons partout auxquels faut toujours faire gaffe.

Une fois rentrés au DMV, il me remet ma feuille d’évaluation positive, et c’est fini. Dernière étape de notre relocation franchie !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *