Météorite, baleines et Super Bowl

P1030822Par un rude matin de samedi hivernal dont les 26°C (79°F) et le bleu immaculé du ciel ne nous décourageaient guère, nous partîmes avec marmaille, sandwiches et entrain bien qu’en voiture respirer l’air marin. Cap sur la péninsule de Point Reyes, à une heure au nord-ouest de San Francisco et de nos pentes berkeleynes.

Traversée de la baie via le pont de Richmond dont je ne me lasse toujours pas. Puis de petites villes à l’architecture paresseuse mais bien vivantes. Avant d’atteindre des forêts scandinaves puis des collines irlandaises. Pour enfin arriver à l’entrée de Point Reyes. Encore une demi-heure sur l’unique route qui serpente le parc entre les ranchs épars et les vaches noires qui mâchonnent à l’américaine face à l’océan.

Météorite

P1030832Arrivés à la plage de South Beach, avec des vagues qui épouvanteraient ma pauvre mère, on marque notre territoire par un pique-nique encore peu mérité. Ou par une pause-pipi pour les plus primaires d’entre nous.

Cul trônant sur un tronc d’arbre et yeux scrutant naïvement et désespérément queues et jets de baleines au large, ma contemplativité légendaire se voit alors récompensée par un phénomène assez extraordinaire.

A ce qui nous semble quelques centaines de mètres à peine, un objet fend soudainement le ciel pour se jeter vers l’océan. J’ai tout juste le temps de prévenir la troupe via une interjection qui brille probablement par son esprit que cet OVNI prend feu puis disparaît au bout de 3 /4 secondes, à quelques dizaines de mètres au-dessus de l’océan.

Ouais je sais, cette infographie, bien que réalisée avec goût et subtilité, fait plus rire qu'autre chose.
Ouais je sais, cette infographie, bien que réalisée avec subtilité, fait plus rire qu’autre chose.

Court, mais si proche et clairement visible qu’on en a tous bien profité. On pense d’abord à une étoile filante avant de réaliser qu’on a bien assisté tous les 4 à une chute de météorite ! Notre apathéisme viscéral nous empêche toute interprétation mystique, mais on est sous le choc un moment. Le lendemain, le site de l’American Meteor Society nous confirmera qu’on n’a pas été victimes d’une hallucination collective, l’événement ayant été rapporté par une bonne cinquantaine de personnes.

Baleines

Bon, on peut rentrer et se coucher heureux, mais on est là pour les baleines. J’ai beau être sûr d’avoir vu des grosses bêtes sortir plusieurs fois de l’eau, c’était à 50m de la plage, donc on reste circonspect.

P1030840On se dirige vers le phare situé à l’extrémité de la péninsule, dans une navette qui circule sur une portion de route interdite aux voitures lors de cette période de reproduction des éléphants de mer. Puis une magnifique petite marche en bord de côte. On scrute toujours les baleines, avec l’impression d’en voir de partout, tels des Haddocks hallucinant sur leur bouteille de whisky en plein Sahara.

Descente des 308 marches d’escalier pour visiter le phare. On a beau aimer la solitude, là on se dit que ça doit être beaucoup. Un collègue, même con, ça reste un collègue quand-même. On voit aussi un panneau indiquant que 30 baleines ont été observées hier, c’est bien le diable si on en chope pas une !?

Et puis finalement, tout le monde à les jumelles braquées sur une même direction. On suit et on voit enfin les jets. Et des bouts de baleines qui vont avec. Bon, faut pas s’exciter, on lui tape pas la bise à la baleine, mais ça reste impressionnant. Imaginer ces monstres évoluer à quelques dizaines de mètres de nous. Et qui frayent avec les gros requins blancs. Brrr, je prends pas de douche ce soir !

Super Bowl

Le 1er dimanche de février consacre l’événement médiatique et anecdotiquement sportif de l’année ici : la finale de foot américain. La prise d’antenne commence vers 10h, le match vers 15h30, et ça dure 4h : 1h de match entrecoupé de 20 minutes de concert à la mi-temps et plus de 2h30 de pub. Jusqu’à 120 millions de téléspectateurs américains, 4.5$ millions les 30s de pub.

Comme souvent ici, tout se joue sur l’épat et la démesure. Katy Perry a beau être un peu loin de ton panthéon personnel, le show reste impressionnant. Pareil pour les pubs, même si ta beau être largué au niveau des références culturelles.

Bon, quand-bien même le match est intéressant (ce qui fût le cas ici), c’est chaud pour maintenir l’intensité sportive. Nos supporters de foot doivent passer pour des intellos pour suivre le même truc 2 * 45 minutes ininterrompues.

Au fait les ricains, quand est-ce qu’on arrête avec cette blague ?

Football / Soccer

 

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