Et d’une !

Ben voilà, on a conclu hier notre première année aux États-Unis. Arrivés le 18 août 2014.

Un bilan ? Ben on n’est pas trop malheureux j’ai l’impression. Madame se donne finalement moins d’urgence à trouver un boulot, aussi occupée qu’une retraitée. Les enfants ont bien compris que c’était un pays fait spécialement pour eux, où le fun et la futilité sont le Graal de tout un chacun. Monsieur a l’impression d’être en vacances la semaine au boulot tout comme chaque week-end. On est tous à la cool, comme tout le monde ici. Enfin, ceux dont le niveau de vie le permet. C’est indécent mais on va pas se flageller à la française pour ça. Ça durera peut-être pas. Autant en profiter.

Alors l’objectif de 2 ans est maintenant rayé. On a commencé le processus de demande d’une Green Card, histoire de ne plus être dépendant de mon job. Ce qui peut prendre jusqu’à 2 ans. On envisage d’acheter 4 voire 5 murs (et donc de bouffer du maïs jusqu’à la fin de nos jours) pour stopper l’hémorragie de notre compte en banque dans ces loyers démentiels. On recense tous les coins qu’on aimerait visiter dans ce pays immense. Et on tente toujours de décrypter le fonctionnent des ricains, ce qui prendra encore quelques années. On est toujours au stade du spectateur incrédule qui pige pas comment un bonimenteur de marché peut avoir autant de succès.

Comme nous, nos lointains proches se sont fait à l’idée d’un éloignement plus durable. C’est un prix à payer qu’on impose aussi égoïstement aux autres. Avec des crève-coeurs comme des naissances auxquelles on n’assistera pas, ou des dernières lignes droites de grands-parents qu’on voit diminuer à distance. Et on se dit que ça nous retombera dessus plus tard avec des gosses à qui on aura donné l’inclination de l’expatriation. Mais chacun comprend que l’expérience enrichit aussi tout le monde.

Cette année à terminé comme elle avait commencé pour nous. Par un tremblement de terre plus coriace que les autres. Moins fort que celui du 24 août de l’année dernière (4.0 contre 6.0), mais bien plus proche, à 5 km, sur notre faille de Hayward. Mais on l’aura pas vécu cette fois. Car on a aussi bouclé notre année hier sur un road-trip d’anthologie. Plus de 7000km en 18 jours à s’en mettre plein les yeux, jambes et ventres. Oui, faudrait qu’on vous raconte et montre tout ça. Mais on se presse plus. Souvenez-vous qu’on est à la cool.

Hi

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