Lacenas-Berkeley.fr, c’est fini. Place à la ricanologie.

Lacenas-Berkeley.fr, c’est fini.

Faut dire que Lacenas, on se souvient à peine de ce que c’est. Et Berkeley, on n’est pas sûr d’y être encore dans un an. C’est con car qu’est-ce que ça faisait rêver comme adresse Lacenas-Berkeley.fr ! Magique d’invention et de subtilité. Mais c’était une adresse de transition. Et puis donner des nouvelles et raconter ma vie, c’est pas mon truc. J’ai pris une femme pour ça, que diable. Mais je suis pas tombée sur une blogueuse. Ses archives WhatsApp explosent pourtant le volume de ce blog, mais elle se sent pas chez elle sur ce blog, qu’elle me dit. Je vais quand-même pas changer de femme pour ça, j’ai des principes.

Bon je peux pas non plus arrêter de donner des nouvelles aux proches du jour au lendemain. Mais je vais prendre plus de libertés et ouvrir la boite de Pandore sur un sujet que j’osais à peine aborder jusque là. Donc j’en profite pour changer maintenant le nom du blog.

Car on est aux Etats-Unis. Et ici, y’a un truc juste incroyable, qui n’existe nulle part ailleurs. Du moins pas dans les mêmes proportions. Les ricains. Un truc de fous. 14 mois plus tard, je comprends toujours pas comment c’est possible. Tous les immigrés que je vois semblent d’accord, mais personne n’ose vraiment critiquer en public. Ici on dézingue avec un flingue, pas avec des mots.

De dieu, ils le font tant souffrir le bonhomme, que vous devez vous demander ? Non, même pas, je les aime bien nos hôtes. Et ils font toujours comme s’ils me le rendaient bien, les filous. C’est juste qu’ils me glissent entre les doigts. Je passe mon temps à me dire qu’entre de nos deux parties, l’une doit être quelque peu demeurée. Et ça peut pas être eux, ils sont à la tête de la première puissance au monde. Dirigent les plus grandes boîtes, toujours à la pointe de l’innovation, toujours en avance sur tout. Les meilleurs sportifs, les meilleurs chercheurs, les meilleurs journalistes. Inondent le monde entier de leur production culturelle, leur mode de vie, leur bouffe.

Donc je cherche à comprendre. Faut que je pose les choses sur l’écran. Et j’en ai des sujets qui me titillent : sur le mode de vie, la manière de communiquer, de travailler (sic), d’éduquer les gamins, de faire de la politique, le rapport à l’argent, etc. Tiens, je vais tenir la liste sur cette page si vous voyez des trucs qui vous intéressent. D’où la nouvelle adresse ricanologie.com qui remplace désormais lacenas-berkeley.fr.

De l’esprit et de la foi, j’ai pas honte de dire que y’en aura plein, mais que du mauvais et de la mauvaise. Faudra accepter les dérives cathartiques incontournables d’un petit froggie qui vit au milieu de 300 millions de gus qui martèlent à longueur de temps qu’ils sont les meilleurs du monde et que tout est génial. Au début, je levais mon index pour demander gentiment “Vous êtes sûrs les gars ?”, maintenant je lève un peu plus mon majeur (c’est ma belle-soeur qui m’a appris).

Mais ça sera pas à charge. Toute appréciation négative cache toujours un pendant positif. Et vice et versa. C’est ça qu’on apprend sur place. Que chaque chose se tient dans un tout. C’est bien pour ça que je me plais autant ici. Forcément, ça dégoulinera de généralités débiles. Et ma crédibilité sera limite vu notre courte expérience. Donc je me prendrais des mandales et c’est bien comme ça que j’en apprendrai plus.

Mais j’ai appris ici à me décomplexer et ne plus attendre de devenir intelligent pour sortir des trucs énormes. Le ricaneur que j’ai toujours été fera comme s’il était un ricanologue confirmé. C’est ça l’Amérique !

NB : Donc faut maintenant utiliser http://ricanologie.com. lacenas-berkeley.fr redirigera sur ricanologie.com pendant quelques mois. Mais après basta. Les anciens billets restent. Les abonnements aux notifications des nouveaux billets aussi.