Notre maison normande à Berkeley

La 16ème aura été la bonne ! 15 maisons visitées avec toujours un truc qui cloche quelque part. La dernière est pas parfaite, mais largement dans nos exigences. Dans nos travaux d’Hercule d’expatriés, on a réussi le plus dur !

Le marché locatif de la Baie

Alors ici, c’est pas la Creuse, on trouve plus facilement du taf qu’une location. Nos exigences de base était une maison avec 3 chambres et un jardin exploitable. Denrée encore plus rare sur le marché local.

Avant de partir, on avait identifié un budget mensuel de 4000$, et finalement quasiment toutes les maisons visitées étaient à +/- 10% à ce prix. Oui, c’est pas cher comparé à San Francisco, où faut bien rajouter 25%. Les prix s’envolent depuis quelques années, notamment à cause de la remontée des techies de la Silicon Valley dans la ville de San Francisco et sur l’East Bay.

On nous avait prévenu que le marché était en flux tendu : peu de maisons et qui partent tout de suite ; quand on en visite une, il faut être au taquet le chèque à la main. Les visites sont généralement proposées dans le cadre de “Open Houses” : la maison est ouverte à tous pendant un créneau, généralement le week-end, et tout le monde vient la visiter au même moment, ce qui produit une drôle d’ambiance. Le propriétaire reste au pas de la porte et laisse chacun faire sa visite, répondant juste aux questions. Si on est intéressés, on remplit un formulaire, on fournit des justificatifs, et on a la réponse le soir ou le lendemain.

Les propriétaires sont du coup limite arrogants. Certains sont tellement sûrs de louer leur maison dans la journée qu’ils ne se donnent pas la peine de faire un minimum de ménage ou de rafraîchissement. On en a même vu un qui louait une de ses maisons dans un état limite et qui annonçait clairement qu’il prendrait les locataires qui lui demanderaient le moins de travaux ! Bon, résultat sa maison est toujours là après 2 semaines, avec un prix en baisse.

Car on s’est finalement rendu compte au bout de 2/3 semaines que les maisons partaient pas si vite que ça. Quand le loyer est surévalué ou que l’état n’est pas nickel, les locataires ne sont pas si coulants. Du coup y’a moyen de négocier avec un bon dossier.

Les annonces à l’américaine

Les annonces sont quasiment toutes sur Craigslist, l’équivalent de notre “Le Bon Coin” : site minimaliste et mochissime mais tellement simple que tout le monde l’utilise. La moindre bicoque est “awesome”, “georgeous”, “wonderful”, mais ça c’est comme pour tout ici.

Les critères mis en avant ici (en plus du prix bien sûr) :

  • la superficie, en sqt². Pas facile au début mais on s’y fait vite, e.g. 2000sqt²=185m². Bon, ici c’est pas la maison du Hobbit, 120m² tu te sens serré.
  • le nombre de chambres et salles de bains, e.g. “3BR/2.5BA” (Bedroom / Bathroom). C’est rare d’avoir une seule salle de bains dans une maison ; la moitié du 2.5, c’est un WC en plus.
  • la qualité des écoles du quartier. C’est comme chez nous, l’école publique dépend du lieu d’habitation. Mais l’importance donnée à la qualité de l’école est assez hallucinante. Chaque école est notée et conditionne directement le prix de l’immobilier du quartier.

L’extérieur est généralement le cadet de leurs soucis ici. Quand t’es dehors, t’es dans ta caisse, au resto voire au parc, c’est tout. Du coup, même quand y’a un grand jardin, il n’est pas mis en avant dans l’annonce. Et on donne rarement la superficie du terrain.

Ce qui compte ici, ce sont les pièces de vie. On a vu des maisons de 250m² avec seulement 2 vraies chambres mais 3, 4, voire 5 salons / salles à manger / salles de jeux / bureaux. Dur de trouver 3 vraies chambres dans une maison abordable.

Où habiter

J’ai longtemps cru qu’on allait devoir déménager le blog sur lacenas-albany.fr ou lacenas-elcerrito.fr. Car sur Berkeley y’a pas grand-chose. 40,000 étudiants dans une ville de 100,000, ça assèche vite le marché à la rentrée.

East Bay MapOn a donc cherché plus loin : Albany, El Cerrito, Kensington. Evidemment, plus on s’éloigne, plus on trouve des belles maisons à des prix abordables. Et suivant la distance par rapport à un arrêt de bus Transbay (bus avec WIFI gratuit qui va sur San Francisco) ou de BART (le RER de la Baie), ça prend pas forcément plus de temps pour aller sur San Francisco. Mais ça reste plus loin pour aller à l’école qui est au sud de Berkeley, et faut prendre la voiture pour le moindre truc.

Chacun a son avis tranché sur les villes et quartiers ici. Nous on a surtout vu que d’un bloc à l’autre, ça n’avait rien à voir, donc rien n’est à écarter lors des recherches. La notion de voisinage a aussi une importance pour eux qui nous dépasse encore.

Notre recherche

On a commencé par des maisons qui nous plaisaient qu’à moitié sur le papier, histoire de s’habituer à faire des visites ici. On en a vues qui nous bottaient mais avec à chaque fois un truc qui collait pas : terrain trop petit, une chambre mal foutue, état général trop vétuste, trop bruyant (terrible ce BART aérien du côté d’Albany / El Cerrito).

Et puis on a vu une des maisons qu’on suivait de loin car le prix nous calmait devenir presqu’abordable. Alors on l’a visitée. Dans un quartier classe de Berkeley, aux bas des collines, super calme et à 5min à pied des commerces. Grandes pièces lumineuse, grand terrain, belle vue. Mais encore trop chère pour notre budget, même étendu, donc on a dit non. Avec un petit espoir quand-même, car on voyait bien que la propriétaire nous préférait à d’autres familles.

Et le lendemain, elle nous rappelle en nous proposant de nous la louer à notre prix ! Gros poids en moins. Maintenant, plus qu’à attendre le bateau avec notre conteneur (il vient juste de passer le canal de Panama ce 11 septembre)…

PS : on publiera des photos dans quelques jours

Premiers jours dans la baie

Déjà deux semaines de passées à Berkeley, soit le 1er 52ème de notre durée d’installation cible pour ceux qui comptent. Première semaine en famille en mode marche touristique intensive dans les différents quartiers de Berkeley, avec expédition des démarches administratives. Deuxième semaine avec le barbu au travail et la trinité faconde aux activités domestiques et ludiques.

Premières démarches administratives

On est aux Etats-Unis, on commence par ouvrir un compte en banque, y’a pas à discuter. Sur le papier, ça se fait en 2 temps 3 mouvements à la Bank Of America. A l’agence on a mis 4h dont 2h30 d’attente. Rien de compliqué, juste le passeport à fournir, mais fastidieux. Et en temps de rentrée universitaire, ce qui veut pas rien dire quand on habite Berkeley.

On découvre les agences bancaires américaines, où une hôtesse accueille les clients qui franchissent le pas de la porte et où les conseillers opèrent dans leur bureau à découvert dans la salle d’attente. Premiers signes de l’omniprésence humaine et de l’accueil dans les commerces, et sur la différence de considération de la vie privée / intimité.

On ressort avec notre carte de débit et, bonne surprise, notre carte de crédit qui nous permettra de nous endetter comme tout bon américain mais aussi de monter dans l’échelle de valeur économique qui conditionne beaucoup de choses ici à travers le “credit score” (location / achat de maisons, achats de voitures, prêts/crédits, …).

Etape suivante : souscription d’abonnements téléphoniques. Encore accueillis par 5 personnes dans une agence T-Mobile vide. Ca nous a pris 20min et quelques dollars de plus qu’en France. Ici l’abonnement classique est dans les 60$ par mois (avec 3G). Mais on a nos numéros US (cf. Nous contacter).

Dernière étape de la semaine : le SSN (Social Security Number). C’est plus que le numéro de Sécu français, il est demandé partout ici. On fait nos demandes en 30min dans un bureau spécialisé, où on donne juste nos passeports et un certificat de mariage français, je reçois ma carte une semaine après (on attend toujours celle de Madame au jour où j’écris).

On marche, on joue. On marche, on joue. On marche, …

On s’est aligné derechef sur l’heure locale, donc on part facilement tôt en matinée avec les quelques démarches administratives à se débarrasser en passant, mais on passe surtout du temps à s’acclimater aux coutumes indigènes et à sentir où il ferait bon vivre.

Ca râle chez les 1ères classes, mais la carotte est facile à trouver ici. On marche pas 30min sans tomber sur un parc avec des aires de jeux pour les mioches. Là on parle pas de l’aire de jeux du village, c’est à l’américaine, façon king-size et objectif Indiana Jones. Nos 2 cascadeurs fous s’y éclatent à chaque fois.

Par contre, nouvelle leçon apprise dans ces parcs : ne pas toucher voire ne pas parler à des enfants qui ne sont pas les siens. Faut mieux laisser le gamin tomber que d’oser l’aider ici, sinon tu sens que tu peux risquer plus gros que le gone.

Aussi, l’image du tout-sécurisé tombe vite. Si les aires de jeux ont des sols mous, bien des jeux ne sont plus imaginables chez nous. De ce côté, on fait bien plus confiance aux enfants et à leurs parents qu’en France.

A part les quatre 1ers jours un peu nuageux, le temps est superbe tous les jours. Alors que le mois d’août est supposé être le pire de l’année. Ca requinque madame qui se faisait du souci au sujet du climat local. Surtout après les multiples discussions avec les locaux et expatriés qui disent qu’il n’y a pas mieux qu’ici au niveau climat.

On conduit

Comme on veut pas dégouter les enfants de la marche et de Berkeley, on a loué une voiture ces derniers jours. Une automatique évidemment. Qui aimait pas trop Madame au début. Ils ont commencé à bien s’entendre après une journée de pilages intempestifs (ce qui arrive quand on veut débrayer sur le frein), une nuit de remise en cause et surtout une paire de talons le lendemain pour mieux atteindre les pédales. J’ai évité de me la péter, mais moi qui ai l’esprit pratique aussi développé qu’un clou enfoncé, ça a collé tout de suite.

En tout cas, on est d’accord tous 2 pour dire que la conduite ici c’est royal. La boite automatique fait rapidement oublier cette aberration de notre boite manuelle, surtout sur toutes ces collines de la baie (plus de démarrage en côte). Les limites de vitesse à 40 voire 25km/h sont super reposantes, les conducteurs locaux sont super cools, jamais de klaxons ou d’excités, les voitures sont silencieuses, ne puent pas… C’est presque agréable de conduire en ville (bon c’est pas San Francisco non plus).

On mange

A midi on mange. Le soir moins, car on a mangé à midi des portions américaines. Ici tu pourrais prendre une simple boule de glace pour 4. Même Mamzelle finit pas les siennes. De toute façon on mange peu de dessert car on a trop mangé avant. Ils ont vraiment un souci avec les quantités, probablement leur système de mesure anglo-saxon où ils s’emmêlent les pinceaux, c’est pas possible. Heureusement, ici tu ramènes tes restes dans ta “box”, c’est chouette.

Par contre, on mange étonnamment bien. On n’avait pourtant pas d’apriori, j’avais testé quelques restos en avril à San Francisco et on avait tous 2 passé quelques semaines aux Etats-Unis y’a 15 ans, mais en 2 semaines, on a vraiment toujours bien mangé, du simple fast-food au resto branchouille en passant par les indiens, japonais, thaï, mex et autres. Et pas spécialement cher. On a fait des restos pour 50$ à 4 où on s’en serait tiré pour 80€ en France avec la tronche de cake du serveur en plus. Là le service est généralement super sympa, faut dire que la notion du pourboire est primordiale ici.

On est aussi surpris par l’importance donnée à la nourriture “organic”, i.e. naturelle (on dirait “bio” chez nous). Plein de restos se spécialisent là-dessus et pour les achats de fruits, légumes, viandes ou poissons, c’est aussi très mis en avant. Et côté goût, pour l’instant ça cartonne, et ceux qui nous connaissent savent qu’on est chiant de ce côté.

On visite

C’est beau tout ça mais faut trouver une maison d’ici un mois. Donc on visite aussi les maisons. On est partis candidement avec l’idée de fixer précisément nos critères, notamment géographiques, puis on a vu comment ça marchait. Tu choisis pas vraiment où tu vas habiter, t’essaies de chopper le 1er les maisons qui sortent subrepticement leur bout du nez avant d’être raflées par des beaux “Credit Scores”.

Bon, on pleure pas non plus. On n’a pas la situation la pire parmi nos compagnons visiteurs d’infortune, on a une bonne situation (j’ai l’impression), on a encore un peu de temps et on aime bien visiter les maisons. Déjà 11 à notre actif, toujours un truc qui va pas. On fera moins les difficiles dans 2 semaines si on a rien trouvé.

On travaille

Le barbu (tiens, je fais saoudien dixit les chauffeurs de taxi) a commencé le taf lundi dernier. Bon il a jamais parlé taf en 15 ans de carrière, il va pas commencer maintenant.

Pendant ce temps, le reste de la famille s’active dans la nouvelle maison temporaire : https://www.airbnb.fr/rooms/3080831. Moins classe que la 1ère, mais plus calme et surtout à moins de 10min à pied de l’école et du Berkeley Bowl. Et commence à découvrir toute la panoplie de magasins disponibles.

Les 2 culottes courtes commencent eux demain. La pré-rentrée a eu lieu jeudi, juste le temps de les frustrer (“je veux travailler” dixit Chiloé qui nous demande 10 fois par jour quand commence l’école et qui voulait pas quitter sa classe jeudi). Ils vont se pointer demain avec leur “lunch box” pour le déjeuner. Et un gâteau pour le petit bonhomme qui entame sa 1ère journée avec son anniversaire, qu’il va fêter avec une autre élève qui fait une tête de plus que lui.

Mais on fera un billet spécial école, y’a trop de choses à dire !

1er tremblement de terre

3h20 cette nuit. On se réveille tous deux brutalement à cause de gros bruits à l’étage au-dessus, genre un grizzly sous amphétamines qui s’est incrusté. Le temps que nos sens reviennent, on se sent ballotés comme des figurines dans une maison de poupées. Ca dure 5s, le temps de se demander s’il faut récupérer les enfants et se mettre à l’abri ou si c’est juste une de ces petites secousses, habituelles ici.

Après 6 mois au Chili, Madame a pourtant l’habitude, j’en ai aussi senti un bon là-bas au 20ème étage d’une tour, ambiance tangage dans la houle, mais celui-là reste costaud, et notre perception du risque n’est maintenant plus la même avec les enfants.

La nouvelle grosse journée de marche qu’on vient de se faire nous permet de nous rendormir facilement, et les enfants n’ont pas été réveillés.

Ce matin, je vais voir sur le Net de quoi il en retourne : c’est bien un gros, 6.0, mais pas sur nos failles de la Bay, c’est à 30km au Nord, au début de la Napa Valley (la vallée du vin californien). Gros dégâts là-bas. Sur la Bay, c’est la plus grosse secousse depuis 25 ans, sympa pour commencer ! Y’aura peut-être une réplique à 5.0 cette semaine.

Va falloir qu’on se renseigne sur ce qu’il faut faire dans ces situations quand-même. Les enfants seront formés à l’école avec des entrainements trimestriels, mais si leur parents sont pas au jus…

Première résolution : un pyjama pas loin du lit pour pas se retrouver à poil dans la rue !

Liens :

Le voyage du départ

Après quelques jours en guise de tournée d’adieux (ou plutôt d’aurevoirs), on était prêt pour le départ.

Comment y aller

De France, seul Paris offre des vols directs vers San Francisco. En partant de Lyon, les solutions sont :

  • prendre un vol avec escale à Paris
  • prendre un vol avec escale(s) dans une autre ville d’Europe : Londres, Francfort, Munich, Zurich
  • prendre le TGV jusqu’à Paris avant de prendre le vol

On a choisi le TGV, surtout parce que l’avion qu’on avait choisi partait de Paris et sans possibilité d’escale (voir plus loin pourquoi).

Combien de temps

Le trajet Paris > San Francisco, c’est 11h30. Auquel faut rajouter le temps d’attente dans l’aéroport (enregistrement, douanes, embarquement), il est généralement recommandé d’arriver 3h avant le départ. Et le temps de trajet à l’aéroport.

A l’arrivée, il faut aussi compter 1 ou 2h dans l’aéroport de San Francisco. Pour récupérer les bagages, mais surtout pour passer les douanes ! J’avais passé 1h45 dans la file d’attente lors de mon précédent voyage.

Au départ de Lyon Saint-Exupéry, faut rajouter 1h de vol, plus au moins 1h30 d’escale. Mais on peut se rendre à l’aéroport 1h30 avant et pas 3h comme un long-courrier.

Au départ de Lyon Part-Dieu, 2h de train et on peut aller à la gare 10min avant.

Dans notre cas, on est arrivé à la gare de Lyon Part-Dieu pour 10h45 et avons récupéré nos bagages à San Francisco à 7h le lendemain matin, soit environ 20h de voyage.

Combien ça coûte

Un aller-retour Paris – San Francisco commence à environ 700€ (tout juste moins pour un enfant). Plus on s’y prend tôt, moins c’est cher ; on peut souvent commander jusqu’à 6 mois à l’avance. Ensuite, le prix moyen tourne autour de 1000€.

La plupart des compagnies connues proposent le voyage. Mais beaucoup sous-traitent. Si vous prenez un vol Iberia, vous verrez quelque chose comme “vol assuré par British Airways” et vous prendrez un avion avec un équipage British Airways.

Les meilleures compagnies pour San Francisco sont à priori Air France (what else ?) et Lufthansa. British Airways semble plus discutable (jamais pris) et les compagnies américaines (United, American Airlines) sont pas top.

A mon stade de connaissance, je conseille Lufthansa au départ de Lyon.

XL Airways

Nous ne sommes passés pas aucune de ces compagnies, mais par le “Free” de l’aérien : XL Airways.

La particularité dans notre cas est qu’on voulait un aller-simple. Or un aller-simple coûte généralement 4 fois plus cher qu’un aller-retour, les compagnies préfèrent assurer le remplissage des 2 voyages !

XL Airways est une compagnie “low-cost” qui assure la ligne Paris – San Francisco pendant l’été seulement et qui ne pratique pas cette politique. Ils cassent totalement les prix (à partir de 250€ l’aller-retour !) avec 2 ou 3 vols par semaine au départ de Paris seulement, et sans correspondance.

Notre voyage

Grosse préparation au niveau bagages pour optimiser les poids (20kg pour notre vol, généralement c’est plutôt 23kg). 4 grosses valises de 20kg, 4 bagages de cabine de 5-12kg (la limite de 5kg de XL n’a pas été vérifiée) et 4 bagages à main !

Départ de 11h à Part-Dieu. On rentre tout ça dans le TGV comme on peut et on laisse la famille qui retient avec peine ses larmes sur le quai.

Arrivée à 13h15 à l’aéroport CDG, 2 étages à monter pour accéder aux terminaux, et là c’est le gag : un seul ascenseur pour tout le quai qui peut prendre que 3 chariots à la fois, et une queue monstre sur le quai. L’enregistrement commence dans 15min, donc on n’est pas non plus à la bourre (ça dure 2h), mais petite montée d’adrénaline.

Arrivés à l’enregistrement à 13h45, encore une grosse queue qui sort des serpentins et 45min d’attente. Soulagement de voir tous les bagages acceptés sans problème et d’être assis tous les 4 à côté.

Passage aux douanes, à la boutique pour les enfants qui ont bien mérité un cadeau et nous voilà déjà arrivés à l’embarquement à 15h45.

Bonne surprise dans l’avion (un Boeing 777) : beaucoup de places pour les jambes et écrans individuels. Le vol est assuré par Omni Air International. Repas du soir mangeable, contrairement à la collation du matin.

Retard de 1h au décollage. Bon, on y va pour 2 ans, 1h c’est pas le drame.

Les enfants visionnent “Rio 2” et “Lego” en boucle, Mamzelle se fait aussi une comédie américaine sans le son, juste parce que l’affiche du film est une belle robe (27 Dresses), Madame et moi choisissons “The Grand Budapest Hotel”, mais je suis toujours incapable de regarder un film dans un avion tellement la qualité est pourrie avec ce petit écran carré et ce son de merde.

Arrivés à San Francisco vers 20h40 heure locale (5h40 heure française). Passage aux douanes plutôt rapide (30min), récupération des bagages, attente d’un taxi.

Notre taxi nous fait tout un laïus pour nous avertir que si Mamzelle vomit derrière, c’est 200$ pour notre pomme ; comme c’est dans ses habitudes ces derniers temps, on fait les 30min de trajet un peu crispés 🙂

Arrivés à notre première maison de location vers 22h30 heure locale, pas de mauvaise surprise, très bonnes impressions, comme sur le descriptif : https://www.airbnb.fr/rooms/3167305. Les enfants sont tout excités de jouer avec le chat de la maison et les jouets des enfants.

On se couche facilement vers minuit pour attaquer notre première semaine américaine…

Le déménagement

Petit retour sur notre déménagement, qui s’est déroulé les 13 et 14 août 2014.

La phase de cogitation

Avec notre forfait de relocation alloué par ma société, on avait carte blanche pour organiser notre déménagement : choix du prestataire, volume à déménager, options d’emballement, assurance, …

On a mis du temps à être clairs sur ce qu’on voulait emmener, garder en France pour le retour, ou donner/vendre. Un paquet de critères rentrent en jeu, par exemple :

  • évidemment la contrainte de coût/volume
  • l’intolérance au transport de certains meubles
  • l’attachement affectif
  • l’incompatibilité électrique de certains appareils (110V aux US)
  • l’intérêt à racheter quelque chose de mieux sur place en utilisant notre forfait de relocation

Pour tout ce qui touche à l’alimentaire ou aux plantes, au moins c’est simple, rien n’est autorisé. Gros crève-coeur pour nos plantes mastodontes, mais ça fait aussi de beaux cadeaux.

Autre dimension à prendre en compte : tout ce qui part dans le déménagement ne sera pas disponible pour un mois et demi (temps d’acheminement), donc faut aussi en garder de côté.

Comment ça marche

Dès qu’on déménage du volume aux US, l’option bateau est incontournable.

Notre conteneur de 20 pieds

Le principe est de louer un conteneur, une grosse boite disponible en 2 dimensions : 20 pieds (6m de long, 30m3), ou 40 pieds (12m, 60m3). Un camion apporte le conteneur à la maison, les déménageurs charge tous les biens emballés, le camion part amener le conteneur au port (pour nous Le Havre), le conteneur est chargé sur le prochain cargo disponible (un départ par semaine pour notre trajet), 3 semaines de voyages jusqu’à Oakland, inspection des douanes, et acheminement du conteneur sur la nouvelle habitation !

La phase d’inspection des douanes peut prendre du temps et poser problème. Car le douanier américain est douanier et américain. Donc plus que chichiteux. Le brin d’herbe ou la trace de boue sur ton vélo, c’est le germe d’une guerre bactériologique pour lui. Pareil pour tout produit alimentaire ou toute trace animale. Et s’il lui vient à l’idée d’inspecter ton conteneur, il vide ce qu’il veut, et il remet en ordre ce qu’il veut aussi. Si ça rentre pas, dommage pour ta pomme.

Côté alcool, on a laissé tombé : entre les taxes de douane et l’emballage spécifique, c’était hors de prix.

Le choix du prestataire

Pour choisir le prestataire, on a commencé par lire les rares comptes-rendus présents sur le Net. On parle là d’un déménagement international, donc de sociétés spécialisées et pas connues du profane.

On en a retenu 3 : Interdean, AGS et Grospiron. Chacune a rapidement dépêché un commercial pour venir faire un devis. En 20/30 minutes, le/la gus sait estimer le volume a déménager d’une maison et identifier les trucs à haut risque pour les douanes, e.g. pour nous une peau de python recouvrant une guitare chinoise ou un petit os dans une sculpture.

Les 3 devis étaient quasi identiques, et peu détaillés, pour un coût d’environ 6700€. Les déménageurs s’occupent de l’emballement.

Auquel faut rajouter l’assurance : on choisit ce qu’on veut faire assurer en payant 3% de la valeur de remplacement. Si on déclare rien, rien n’est remboursé, si on déclare tout, la note est salée. Un inventaire détaillé de tous les biens doit être fourni, ce qui nous a permis de voir qu’on emmenait 20K€ de biens !

On a finalement choisi Interdean.

La préparation du déménagement

Même si les déménageurs s’occupent eux-mêmes de l’emballement, y’a du boulot à fournir en amont quand on vide une maison :

  • se décider sur ce qui part, ce qui reste, ce qui est vendu ou donné, ce qui est jeté
  • voyages à la décheterie
  • mises en vente sur Le Bon Coin
  • ventes/dons pour les proches
  • stockage de ce qu’on veut garder (environ 6m3)

Les ventes aux proches nous ont mis un peu mal à l’aise : à la fois on allait pas tout donner car au total, ça fait une belle somme, mais on voulait pas non plus vendre des biens au même prix qu’à des inconnus. Au final tout est bien parti au bon timing !

Les 2 jours de déménagement

Le 1er jour, les déménageurs arrivent avec un petit camion avec leur matos : cartons, papier d’emballage, outils. On les briefe 10min sur ce qui part ou non, et ils attaquent derechef.

Ils étaient 3. Chacun prend une pièce et fait ses cartons en vitesse accélérée. Ils ont fait du non-stop entre 9h30 et 14h (avec quelques cafés quand-même) puis sont repartis en sachant qu’il leur restait 3/4h d’emballement le lendemain.

Fin du chargement
Fin du chargement

Les mecs ont un forfait de 2j pour la tâche, ils font donc de l’intensif pour se libérer du temps libre, comme les éboueurs marseillais.

Ils ont fini l’emballage entre 8h et 12h le lendemain, juste avant l’arrivée du conteneur. Après quelques galères du conducteur pour manoeuvrer sur les petites routes laceniennes, le conteneur était garé devant la maison.

Une heure de Tétris géant puis le conteur était scellé et partait au port.

La suite

2j de ménage / réfection pour laisser la maison propre (merci la belle-famille), les aurevoirs au chat qui reste avec les locataires et aux voisins, et une page qui se tourne…

Le conteneur part du Havre le 23 août, on espère maintenant retrouver nos affaires en bon état début octobre !

Départ du conteneur

 

Pour voir l’album photo :

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Les visas americains, enfin

Nos visas américains sont enfin approuvés ! Le processus est tellement fastidieux et les informations officielles tellement floues que tout ça vaut bien une explication détaillée pour ceux qui errent sur le Net à la recherche d’information tel un joueur de foot perdu dans une bibliothèque.

Notre contexte

Suite à l’acquisition de ma startup, je postulais pour un visa L1. Ce visa s’applique dans le cadre de transfert de personnel sur le territoire américain quand ils sont détenteurs d’un savoir spécifique qui est nécessaire à la société américaine. Femme et enfants ont droit au visa familial L2.

Dans notre cas, nous sommes 4 à nous expatrier. Les dossiers d’obtention du visa sont supervisés par la société américaine, via son cabinet d’avocats.

Le processus

Malgré les nombreux échanges par mail et téléphone réalisés en amont, on n’a jamais vraiment compris le processus d’obtention des visas avant de vraiment dérouler les étapes. Voila comment ça s’est passé au final :

[avril-mai]

Travaux préparatoires : mariage express, refonte des passeports qui expiraient dans 1 an, récupération des actes de naissance des enfants, …

[15 mai (date d’acquisition)]

Nous remplissons les dossiers fournis par les avocats : états civils, passeports, diplômes, lettre de motivation, …

Le cabinet d’avocats se charge de constituer un dossier d’obtention des visas. Pour notre visa L, ce dossier consiste essentiellement en 3 formulaires administratifs (G-28 / I-129S / I-797), une lettre d’appui (Petition Letter), les transcriptions certifiées des diplômes et divers justificatifs liées à la société et au processus de rachat/transfert. Au final, seuls les formulaires et la Petition Letter seront exploités à l’Ambassade.

[4 juin]

Le cabinet d’avocats finalise le dossier et le soumet à l’administration américaine. La validation prend normalement 15j ouvrés maximum. Dans notre cas, il y a eu une demande d’information supplémentaire de la part de l’administration, ce qui a retardé la validation de 2 bonnes semaines. A la fin, les services d’immigration américains fournissent une notice d’approbation validant la requête des visas.

[7 juillet]

Le dossier est approuvé. Le cabinet d’avocats nous envoie le dossier via Fedex. Parallèlement nous prenons rendez-vous à l’Ambassade des Etats-Unis à Paris (les seuls habilités à fournir les visas en France). Le 1er créneau disponible est le 31 juillet (donc 3 semaines de délai).

Il nous faut ensuite compléter le dossier avec divers documents. Notamment les redoutables formulaires DS-160.

[31 juillet]

Notre rendez-vous à l’Ambassade est à 9h. Nous repartons à 10h45 avec notre approbation. Nous laissons nos passeports qui nous seront renvoyés quelques jours plus tard via Chronopost.

[6 août]

Réception des passeports avec les visas ! Soit 4j ouvrés après le rendez-vous à l’Ambassade (on nous avait annoncé un peu plus en période estivale). Un collègue a reçu le sien un mercredi après avoir fait son rendez-vous le lundi !

La prise de rendez-vous à l’Ambassade

Le rendez-vous peut être pris en ligne ou par téléphone. En pré-requis, il faut le numéro de la notice d’approbation du service d’immigration américain qui valide la demande de la société américaine, numéro du type ABC-99-999-99999.

En ligne, on a casqué 14$ pour acheter un PIN, i.e. un crédit de rendez-vous. Il suffit d’un seul PIN pour toute la famille. Le formulaire consiste à renseigner le visa souhaité et détailler les personnes qui viennent aux rendez-vous : seulement celles qui ont plus de 14 ans, même si on demande des visas pour les enfants.

NB : le 31/07/2014, soit le jour même de notre obtention des visas, le site de prise de rendez-vous a changé. Il faut maintenant remplir le DS-160 avant la prise de rendez-vous, car le numéro du DS-160 est exigé.

Par téléphone, il fallait aussi casquer 14,50€ par appel (le numéro de carte bancaire étant la première chose demandée). Et se préparer à un interlocuteur qui n’a pas raté sa carrière de GO au Club Med. Mais là encore, ceci a peut-être changé depuis le 31/07/2014 (voir https://ais.usvisa-info.com/fr-FR/niv/information/contact_us).

Le formulaire DS-160

La première chose à rassembler est son courage. Suivant les cas, vous en aurez pour 30min / 1h30 par formulaire. Il faut bien faire un formulaire par demandeur du visa, par exemple un pour l’épouse et un pour chaque enfant en plus de celui du demandeur principal.

Il faut aussi avoir sous la main :

  • l’état civil de la famille, mais aussi des parents des demandeurs
  • les passeports
  • les dates / adresses des employeurs dans les 5 dernières années pour le demandeur principal
  • les dates des éventuels voyages aux US pour chacun

La première chose à faire dès le 1er écran est de noter l’Application ID. Car vous avez plus de chances de passer les douanes un camembert à la main que de finir de remplir le DS-160 sans plantage ou timeout (délai d’inactivité). L’Application ID permet de récupérer sa saisie en cours.

Une aide intéressante pour remplir le formulaire : http://guide-visas-usa.com/fr/vos-articles-favoris/item/74-proc%C3%A9dures-comment-remplir-le-formulaire-ds-160.

La dernière étape consiste à uploader une photo d’identité. Attention : ce n’est pas le format français (cf. http://french.france.usembassy.gov/niv/photo.html) ! Il est fortement conseillé de faire ces photos chez un pro et de repartir avec la version électronique respectant les contraintes techniques (on a payé 6€ pour 2 photos). Le format papier est demandé à l’Ambassade, mais juste au cas où la photo uploadée ne serait pas assez bonne.

Si vous saisissez plusieurs formulaires, pensez bien à la fin de cocher le mode “Family” pour que les prochains formulaires soient (partiellement) pré-remplis.

Le dossier à constituer

Entre les formulations ampoulées des avocats (pas pires que nos avocats français, mais aggravées par le vocabulaire spécialisé américain), et l’imprécision des directives de l’Ambassade, la liste des pièces à constituer a été bien fastidieuse. Donc pour clarifier, ce qu’il nous a fallu préparer (pour un visa L et en juillet 2014):

  • L’impression de la confirmation du rendez-vous pris en ligne
  • Les formulaires G-28, I-129S, I-797, chacun en 3 exemplaires
    • fournis par les avocats
  • La “Petition Letter”
    • id.
  • Les codes-barres des 4 formulaires DS-160 remplis en ligne
    • disponibles sur la page de confirmation à la fin de la saisie
  • Le certificat de mariage
  • Les 4 passeports
  • 1 photo d’identité par personne
    • ne sera utilisée que si la photo uploadée du DS-160 ne convient pas
  • 4 mandats-compte de 143€ (enfin, les reçus)
    • à acheter à La Poste, informations à saisir :
      • Bénéficiaire : Ambassade des Etats-Unis
      • Centre : Paris
      • Compte : 2006 L
      • Correspondance : (champ libre, e.g. “Frais visas”)
    • bien vérifier le montant, il évolue avec le temps, cf. http://french.france.usembassy.gov/niv/tarifs/grille.html. En cas d’erreur, il vous faudra retourner à La Poste lors de votre rendez-vous à l’Ambassade.
  • Les diplômes, en version originale et avec les transcriptions certifiées
    • ne nous ont pas été demandés
  • Les certificats de naissance des enfants
    • id.
  • Enveloppe Chronopost
  • Sa carte bancaire pour les 500$ spécifiques au visa L (ou en liquide)

Le rendez-vous à l’Ambassade

Ambassade US à ParisUn seul endroit pour déposer son dossier : l’Ambassade des Etats-Unis à Paris, à côté de la place de la Concorde.

Les premiers rendez-vous commencent à 7h30, le nôtre était à 9h. On en est reparti à 10h45, mais je suppose que le délai peut s’allonger dans la journée : il y avait une queue de 10 personnes à notre arrivée, une cinquantaine à notre départ.

 

Venir léger

Petite frayeur à l’arrivée : on me refuse l’entrée car j’ai mon ordinateur dans mon sac à dos. Et là on n’est pas dans un souk de Marrakech, faut pas chercher à discuter. Repli sur le bistrot où on a pris un petit-déjeuner avant de venir, le “François Felix“, qui accepte sans ambages de nous garder mon sac (très bon petit-dej et service très sympa d’ailleurs).

Anticiper le temps d’attente dans la queue

Sous sommes arrivés à 8h30 et avons passé 30min avant d’arriver dans la salle d’attente. Dehors, il n’y avait qu’une dizaine de personnes devant nous. Quand nous sommes sortis vers 10h45, il y en avait une cinquantaine, donc bien penser à venir en avance.

Passeports et reçus des mandats-compte sont les premières choses demandées. Fouille de sécurité, portables et objets à risques (ciseaux, nourriture, …) mis en consignes.

La salle d’attente

Réception par une hôtesse qui récupère une partie du dossier et vous donne un numéro de passage. Vous atterrissez ensuite dans une salle d’attente d’une centaine de places, remplie à partir de 9h, avec 20 guichets type gare SNCF, et 2 petits écrans affichant les numéros appelés.

Le système d’appel est gaguesque, le numéro appelé ne reste affiché que 2s et laisse ensuite place à un défilement des numéros actifs et leur guichet correspondant, faut donc être au taquet.

On sent un peu le stress dans la salle d’attente, on devine voire entend certains argumenter au guichet pour des dossiers pas gagnés. Aussi, une centaine de personnes en salle d’attente sans qu’aucune n’ait les yeux rivés sur son portable (car consignés), c’est maintenant une expérience étrange.

Les rendez-vous au guichet

Il y a 2 appels au guichet :

  • on a attendu 45min pour le premier, qui est purement administratif : réception des documents, prise d’empreintes digitales, vérification de la qualité des photos du DS-160. Ca a duré 10min pour nous 2. Une française au guichet, très sympa.
  • on va ensuite au guichet 20 dédié au paiement des 500$, avec un croque-mort en face qui nous fait penser qu’on paie notre enterrement
  • on a attendu ensuite 40min pour le 2ème appel. Là, c’est un entretien pour vérifier le bien-fondé du dossier. L’interlocuteur peut être francophone (il peut poser des questions en américain) ou anglophone. On est tombé sur une américaine, là encore très sympa. Elle à dû me poser 3 questions pour la forme (c’est quoi mon job, depuis combien de temps j’y bosse, c’est quoi mes fonctions managériales – car j’ai un visa spécial L-1A). Rien pour ma compagne, rien sur mon mariage express. Ca a duré 5min.

On repart de là avec le formulaire I-129S, qui contient les dates de validité du visa et qu’il faut remettre à l’entrée du territoire américain, et y’a plus qu’à attendre les passeports avec les visas imprimés, qui seront envoyés via Chronopost.

Commodité

Toilettes, distributeurs de boissons et nourriture, mais aussi :

  • photomaton pour (re)prendre sa photo aux dimensions américaines
  • distributeur d’enveloppe Chronopost
  • 6 ordinateurs avec une imprimante pour (re)remplir des formulaires ou imprimer des justificatifs si besoin

Quelques points à savoir

Mariage

L’épouse (ou époux) obtient automatiquement un visa si sa vie maritale avec le demandeur principale est avéréea. Etre mariés simplifie les choses car la vie maritale est officielle, mais ce c’est pas nécessaire. Avec des justificatifs prouvant la vie commune (enfants, titres de propriéte, factures, photos), l’épouse peut avoir le visa sans être mariée.

Par contre, pas de mariage, pas de travail pour l’épouse ! Le visa n’est pas un permis de travail pour elle, juste un permis de résider, il lui faut demander l’EAD (Employment authorization document) à son arrivée sur le territoire américain, et justifier là du mariage.

Dans notre cas, en vie maritale depuis 15 ans, nous avons dû nous marier en 3 semaines une fois le départ quasi-certain !

Voyage aux US avant l’obtention du visa

Il était prévu que je fasse 2 voyages de 2/3 semaines avant notre installation définitive. Les avocats nous ont recommandés au dernier moment de renoncer à ces voyages pour ne pas fragiliser l’obtention des visas : apparemment, commencer à travailler aux US alors qu’un dossier de visa est en cours n’est pas bien vu. On peut toujours dire qu’on y a été pour du loisir, mais faut toujours les avoir bien accrochées pour mentir à l’administration américaine avec l’importance donnée à leur délit de parjure !

 

Liens

Tout doit disparaître !

La Grande Braderie a commencé. On a beau déménager un conteneur de 30m3 (on vous parlera du déménagement plus tard) et stocker des choses chez nos proches, il reste encore un paquet de choses à se débarrasser avant le 18 août.

Voici  la liste des biens toujours disponibles pour ceux qui sont dans le coin : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1mA-0cVQ3XS_a-wes9NfCNmmhEfOnHgz1S2-jDfme7Zg/pubhtml. Les prix sont ceux qu’on affiche(rait) sur Le Bon Coin, mais on a plein de codes promotions pour les proches.

La maison commence à se vider peu à peu, aidez-nous à accélérer le mouvement !