Venir aux Etats-Unis

Quelques conseils pratiques pour venir aux Etats-Unis et plus spécifiquement sur San Francisco.

Formalités administratives

Passeport

On en a connu qui ont dû annuler leur vol au dernier moment faute de passeport valide. Et “valide” ne veut pas juste dire “non expiré” pendant la période du voyage, il faut un modèle de passport récent, électronique ou biométrique. Tous les passeports délivrés après octobre 2006 sont bons, donc maintenant ça devient plus simple.

La délivrance d’un nouveau passeport prend plusieurs semaines, donc à prévoir au plus tôt. Et pour tous les membres de la famille, bébés compris !

ESTA

Pour les français, pas besoin de VISA pour venir pour moins de 90 jours, mais une autorisation appelée ESTA. Un formulaire simple à remplir en ligne quelques jours avant le départ, moyennant quelques dollars ($14 au moment où j’écris). L’ESTA est valable 2 ans. Rien à imprimer, vous êtes enregistrés par l’immigration américaine qui vérifiera votre ESTA à votre arrivée en rapprochant votre passeport.

Attention aux arnaques, il y a tout un business qui s’est créé pour faire des ESTA à la place du site officiel. Une seule adresse : https://esta.cbp.dhs.gov/esta/esta.html.

Quand venir en Californie

Sauf l’épisode exceptionnel El Nino de cet hiver 2015-2016, il fait généralement toujours beau en Californie.

Après, l’état est grand, et le climat varie pas mal suivant les coins. S’il fait rarement moins de 8°C en hiver sur la baie de San Francisco, avec généralement du ciel bleu, vous aurez de la neige dans des coins en altitude comme à Yosemite ou au lac Tahoe, avec des routes fermées entre novembre et mai.

Sur San Francisco, la meilleure période est généralement septembre-octobre, les mois les plus chauds. Février-mai n’est pas mal non plus, plus frais, mais toujours plus doux qu’en France. Le mois d’août est réputé ingrat, notamment assez brumeux (ce qui n’a pas été le cas en 2014 et 2015).

De manière générale, il ne fait jamais très froid ni très chaud, les saisons sont peu marquées, mais les températures varient beaucoup dans la journée. Aussi, le climat peut changer énormément d’un km à l’autre : la partie océanique de San Francisco est quasi toujours dans le brouillard, la bordure est de la baie (Berkeley, Oakland, etc.) est souvent douce, et dans l’arrière-pays, c’est vite chaud.

En descendant sur Los Angeles – San Diego, les températures montent vite également.

Réserver son vol

Plein de possibilités pour voyager de France à San Francisco. Les seuls vols directs partent de Paris, sinon ce sera une correspondance telle que Londres (British Airways) ou Francfort/Munich (Lufthansa).

Paris – San Francisco prend généralement 11h, le retour 9-10h (différence liée aux vents d’altitudes). Ajouter 2 à 4h en cas de correspondance de vol. Ne pas oublier les délais pour embarquer et à la douane américaine (voir plus loin) ; au final, en porte à porte, nous mettons souvent 20h de la région lyonnaise !

La réservation

Pas de règle garantie pour savoir à quel moment réserver. Evidemment, le prix est souvent élevé les jours précédant le départ. Mais les prix de lancement d’un vol, généralement accessibles 1 an avant, ne sont pas forcément les moins chers. Les études montrent que le prix le plus bas est souvent autour du 50ème jour avant le départ.

Google Flights est un bon moyen de comparer les vols et d’identifier rapidement les prix suivant les périodes. Mais il existe pleins d’autres comparateurs.

Une fois le vol sélectionné, il est parfois intéressant de comparer les prix avec des agences de voyages (en ligne, comme Expedia ou Opodo, ou en dur) ou les companies elles-mêmes. On tombe parfois sur des offres spéciales. A ce jour (début 2016), un bon prix Paris – San Francisco tourne autour de 800€ ; en période de vacances, ça montera à 1000€ et plus.

Les companies

Vous prendrez peu de risques avec des companies comme Air France ou Lufthansa (et pourrez essayer l’A380). Les avis sur British Airways ou les companies américaines (United Airlines, American Airlines) sont moins bons. La différence se jouera par exemple sur le confort des sièges, les repas, ou la présence d’un écran individuel.

Pensez aussi aux companies low-costs, rarement référencées sur les comparateurs de prix: XL Airways (direct pour Paris), Wow Airlines (étape en Islande). Les vols sont limités à la période d’été, n’atterrissent chez nous qu’à Paris, le confort est sommaire, mais les prix peuvent descendre à 500€ voire moins (rajouter un surplus bagages pour Wow)!

Quand vous réservez, faites attention à la compagnie qui assure le vol : vous pouvez réserver un vol Air France mais voyager sur du KLM ! Les compagnies ont toutes des partenariats pour sous-traiter certains vols : Air France / KLM, Lufthansa / United, British / American. Et prendre un vol United au prix Lufthansa fait un peu mal. Inversement, vous pourrez prendre un vol low-cost XL Airways avec une compagnie haut de gamme (ce qui nous est arrivé).

Dernier point : pensez à vous enregistrer en ligne avant votre départ, à l’aller et au retour (généralement 24h à l’avance). Vous pourrez choisir votre siège gratuitement, en vous basant sur les conseils de sites spécialisés comme Seat Guru, qui vous diront que tel siège est à éviter parce qu’il n’a pas d’écran devant, ou tel autre à privilégier car plus spacieux !

Le voyage et l’arrivée aux US

Voyagez avec des enfants !

Si vous avez des enfants, ayez en tête que vous êtes prioritaires à l’embarquement. Pas besoin de faire la queue, vous vous pointez au premier appel et passez en priorité avec les Business / First class ! Sachant que l’embarquement d’un long courrier prend 30/45 minutes, c’est assez agréable de s’installer quand il n’y a personne dans l’avion et de patienter ensuite confortablement.

Les douanes

Durant le vol, vous aurez à remplir un formulaire pour les douanes pour déclarer ce que vous emportez en cash ou en marchandise et à quelle adresse vous allez. Vous aurez à donner ce papier aux douanes à l’aéroport, et les douaniers pourront vous demander de confirmer vos dires.

Je ne connais pas grand-monde qui raconte vrai dans mon entourage. Si vous commencez à dire que vous avez du fromage dans vos valises, vous risquer de piquer la curiosité de vos interlocuteurs. Donc nous, on ne déclare rien ! Mais légalement, ne pas déclarer des marchandises même autorisées peut vous valoir une grosse amende…

Du fromage ? Ben oui, la plupart des fromages sont autorisés en fait. Le foie gras ou les pâtés aussi ! Mon interprétation en résumé (cf. https://help.cbp.gov/app/answers/detail/a_id/82/~/travelers-bringing-food-into-the-u.s.-for-personal-use pour le document officiel) :

  • Fromages : seuls les pâtes molles sont interdites, i.e. les fromages liquides ou qui se tartinent (e.g. vacherin, Mont d’Or) ; brie, camembert ou mozzarella sont autorisés. Même les fromages non pasteurisés sont autorisés contrairement aux idées répandues !
  • Lait  / produits laitiers : non, sauf lait pour bébé
  • Oeufs / viandes : seule la viande en conserve ou bocal est autorisée, sauf boeuf / mouton. Pâtés, terrines ou foies gras commerciaux sont donc acceptés (le douanier doit pouvoir vérifier l’étiquette, donc le pâté maison ne marche pas). Jambons, saucissons interdits.
  • Fruits et légumes : produits frais interdits, mais fruits secs OK
  • Chocolat, bonbons, biscuits : OK
  • Café, thé, condiments, jus de fruit en bouteille : OK
  • Vins / alcool : normalement 1 litre par adulte (+ 21 ans). Taxes en sus possibles au-delà, mais les douaniers sont à priori coulants si ça reste raisonnable. Cf. https://help.cbp.gov/app/answers/detail/a_id/190/kw/wine/sno/1.

Après, tout repose sur le douanier sur lequel vous tomberez, et je conseillerais de pas trop faire le malin.

L’attente à l’immigration

Anticipez entre 1h et 2h d’attente à la sortie de l’avion à l’aéroport de San Francisco, avant même de récupérer les bagages. 3h si d’autres gros avions arrivent en même temps. Contrôles des services d’immigration et de douanes. Une queue pour les résidents américains, une autre pour les autres. Généralement 3 fois plus de guichets côté résidents, la queue en serpentins pour les non-résidents parait souvent interminable, surtout après 10-15h de voyage.

Et là, pas de privilèges pour les familles avec enfants, ou en tout cas à la discretion des agents (ça arrive parfois). Ca pleure de fatigue dans tous les sens, c’est rarement l’accueil rêvé.

Argent

Ma recommandation est de retirer un minium en dollars avant de venir, genre $100 pour payer un taxi ou prévenir une petite galère de dernière minute (comme une panne de distributeurs à l’aéroport), puis ensuite de privilégier les paiements par CB et de retirer de temps en temps au distributeur pour avoir du cash. Sachant que maintenant, on peut quasiment tout payer par Visa/Mastercard aux Etats-Unis (ce qui n’était pas le cas il y a 15 ans).

La plupart du temps, une opération de change (distributeur à l’étranger ou agence) implique des frais fixes en plus de frais variables en fonction du montant. Il faut donc trouver un équilibre entre minimiser ces opérations et donc retirer des gros montants, et éviter de se balader avec de grosses sommes qui pourraient être perdues ou volées. Sans compter que le taux de change varie fortement suivant l’agence ou la banque, et suivant les jours.

Donc la première chose à faire est de se renseigner auprès de sa banque des frais :

  • frais de retrait au distributeur : par exemple c’était 3€ + 2.50% du montant pour moi à la Banque Populaire en 2014. Certaines banques françaises ont des accords avec des banques américaines pour réduire / supprimer ces coûts
  • frais de paiement par CB : c’était 2.50% du montant pour moi, donc plus avantageux qu’un retrait
  • taux de change : si votre banque propose un taux de change peu compétitif, vous aurez peut-être mieux compte à plus changer avant le voyage

Prévenir sa banque qu’on sera à l’étranger est aussi conseillé pour éviter de se voir sa carte bloquée suite aux retraits faits de l’étranger. Et demander une augmentation temporaire du plafond de retrait est aussi à anticiper.

Assurance

Etre au fait de ses couvertures d’assurance ne fera pas de mal : santé, voiture, vol.

Par exemple les frais de location de voiture gonflent énormément selon les assurances que votre loueur américain vous fera prendre. Or vos cartes bancaires ou votre assurance voiture française vous couvrent potentiellement et vous dispensent de souscrire ces assurances.

Planifier son voyage sur place

Pour des conseils pour planifier son voyage sur place, voir ici : Voyager en Californie.